Cette race est originaire de la ville de Bavent (prés de Caen) en basse Normandie. La différence entre l’oie Normande et l’oie de Bavent est la présence d’une bosse bien prononcée sur le haut de son crâne. Menacée encore de disparition, elle est beaucoup plus rare dans les élevages que sa cousine Normande.
D’allure élégante, autosexable dès la naissance, l’oie de Bavent peuplait notre région depuis des temps immémoriaux. Palmipède, au corps massif, au bec fort, court et haut à la base, aux yeux d’un bleu profond bordés d’un liseré orangé, elle est aisément identifiable à la fois par sa taille relativement petite, sa poitrine large et développée, sa tête mouchetée, la couleur prononcée de ses tarses et son plumage blanc mêlé de gris au niveau des ailes et du dos qui tranche avec celui du jar d’un blanc immaculé.
Animal herbivore se nourrissant accessoirement de céréales, voire de pommes, l’oie de Bavent affectionne tout particulièrement la vie en plein air et les grands espaces herbagers.
Race en perte de vitesse, à la limite de l’extinction, dans la seconde partie du siècle dernier, au même titre que l’oie Normande, l’oie aux yeux bleus a, peu à peu, au cours de ces dernières années, recolonisé les prairies qui l’avaient vue naître. L’oie de Bavent est plus petite et bien moins grasse que ses cousines Toulousaines et Alsaciennes ( son poids oscille entre 3 à 4 kilos contre 4 à 5 kilogrammes pour le jar)
